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Life with GF1

3 Comments | This entry was posted on mai 02 2012

Ça faisait longtemps que je n’étais pas venu poster une photo sur ce blog. La raison est que j’ai pas mal à faire en ce moment et surtout que le site Captures digitales est devenu le principal site pour mes photos.

Comme je l’ai déjà noté lors d’un précédent article, ce blog sera entièrement consacré aux photos réalisées avec le GF1 et pour consulter mes archives. Je verrai par la suite pour une petite refonte esthétique si j’en ai le temps (ou l’envie..).

Voici donc un cliché que j’ai réalisé samedi dernier lors de la fête de la coquille à St-Quay Portieux (22) et pendant la balade en mer qui nous faisait découvrir de plus près le métier des marins. C’était vraiment intéressant en plus d’une petite houle qui nous rappelait qu’un bateau tangue !

GF1 + 14mm ƒ/2.5 + traitement sous Snapseed

 

 

1 photographe en 10 questions

5 Comments | This entry was posted on mar 23 2012

La semaine est quasi terminée, nous sommes vendredi et c’est le moment pour moi de vous présenter un nouveau photographe. Cette semaine, l’invité est un personnage que j’apprécie vraiment. Alors que dire de plus sur ce photographe qui nous propose de raconter des histoires figées dans le temps, le plus souvent possible en N&B ? Son travail lui ressemble, il s’exprime avec ses propres mots. D’ailleurs, le plus simple est de laisser la parole à Vincent Favreau pour qu’il nous explique plus en détail sa vision de la photo. Bonne lecture !

- Comment es-tu venu à la photo ?

L’illustration, le conte, la frustration & quelques rencontres.

- Couleur ou N&B ?

Quelques rares clichés sortent de mes boîtiers en couleurs. Au delà des commandes, ou reportages, il s’agit surtout de prises de vues autour d’un de mes hobbies, cracheur de feu. A ce moment oui la couleurs est nécessaire, elle permet de façonner la texture & de lui donner une plus grande force, vie que le noir & blanc. Mais pour le reste de mon travail, le monochrome a toute ma préférence. J’aime traiter mes photos avec violence dans les courbes, jouer avec le gris, teinte prédominante & trop souvent délaissée au profit d’un équilibrage parfait. Le noir & blanc n’est pas que du noir & blanc justement, il faut le voir, le comprendre.

- Péloche ou CF ?

A ce jour, le numérique quasi exclusif. Originaire du monde du graphisme & de l’infographisme c’est naturellement que je suis resté tourné vers cet outil de prise de vue. Pouvoir faire côtoyer le déclenchement & la retouche en post-traitement ne me paraissait absolument pas antinomique, bien au contraire cela était même logique. Je perçois, j’imagine, la réalité & surtout la technique peuvent déformer cela alors pourquoi ne pas harmoniser le tout ? Depuis quelques mois par contre l’envie de combler mes lacunes, & d’en apprendre plus me font me tourner vers l’argentique. L’optique n’étant pas de transposer mon travail numérique à travers la pellicule, mais bien de prendre possession d’un nouvel outil pour une nouvelle dimension de ressenti; de progresser également. Je m’essaye au moyen-format, au travers du 120. Un univers complètement différent s’offre à moi, avec un résultat, à ce jour, bien moins maitrisé. Une nouvelle réflexion, un nouvel apprentissage.

- APS-C ou Full Frame ? (Kodak ou Ilford si tu bosses en argentique)

La réponse devrait être évidente et sans appel. Malheureusement APS-C pour le moment & je n’en suis pas très fier. On fait tous des erreurs, la profondeur de champs et la sensibilité me la rappellent souvent. A défaut mes optiques équilibrent quelque peu ce choix non judicieux, & pour le prochain renouvellement qui ne saurait tarder (D800 / D4 ?) le plein format sera cette fois ci l’évidence.

- Focale fixe ou Zoom ?

35mm, 85mm, 24mm & bientôt 14mm sont mes réponses. Bien entendu comme la grande (totalité ?) majorité des photographes je dispose d’un variable pour la polyvalence quotidienne. Mais quand j’y repense cela doit faire bien longtemps qu’il n’a pas servi. La lumière est trop importante pour moi, ainsi que la précision, & cela seule une focale fixe peut me l’apporter. Alors même si le risque & la déconvenue accompagnant le fait de changer d’objectif régulièrement pour le capteur sont présents, mésaventure de l’été passé d’ailleurs, ma préférence revient à la focale fixe. Tant pis si ma sacoche s’avère un peu lourde, c’est bon pour mes épaules…

- Une couleur,  jaune, rouge ou bleu ?

Le Lumix (quelle couleur pour Panasonic ?) donna très vite du rouge (Canon) puis du jaune (Nikon).

Mon tout premier appareil photo offert en réponse à cette passion émergente était un bridge. Quelques mois plus tard, je passais chez Canon pour 3 ans de bonheur avec le 350D & d’émancipation au sein du monde des reflex. Il m’a rendu de grand service, m’a aidé à apprendre les bases des grandes lois de la photographie. Il a été également le sujet de nombreuses frustrations qui m’ont permis de savoir ce que je voulais faire avec mon appareil. Puis il a rendu l’âme… Je suis une brute, c’est un fait. Mon matériel photo est régulièrement maltraité, que cela soit en voyage ou durant un shooting plus classique. Je ne supporte pas l’idée de devoir considérer mon appareil comme de la porcelaine, par conséquent il vit. Lorsque j’ai du changer d’équipement je me suis tourné vers Nikon pour, entre autre, le plaisir d’avoir un boitier vivant. Il fait son poids, il fait du bruit (même si le mode Q est une merveille pour les salles de Théâtre), & si je dois le rincer après une journée à crapahuter dans les sous-sols d’une usine désaffectée, il ne boit pas la tasse. Rajoutez à cela une meilleure gestion de la lumière (donc du bruit), la possibilité d’adapter des objectifs vieux de 40 ans & le choix fut évident.

Depuis une relation de confiance est née entre nous & tant que la qualité du matériel répondra à mes attentes, avec en bonus des valeurs, des relations humaines, des plus respectueuses & conviviales, je ne vois aucune raison de changer.

- Pro ou amateur ?

LA question. L’humilité, vraie ou fausse, ou la définition d’un statut administratif & financier ? Je serais bien incapable d’y répondre sans avoir un regard extrêmement sévère, avec sourcil relevé à l’appui. D’un coté je suis déclaré, je réalise quelques clichés & reportages facturés par la suite à des associations, villes ou sociétaires, le tout sur du matériel qualifié de pro &/ou semi-pro. Mais il ne s’agit pas pour le moment de mon revenu principal de dilettante. De l’autre j’ai conscience que mon travail personnel a de nombreuses lacunes (mais plein de bonne volonté), ma technique est vraiment perfectible; je n’ai jamais bien entendu été publié, je ne fais pas partie d’une agence, je n’ai pas encore à ce jour couvert de mariage ou cérémonie équivalente (je crains d’en être incapable) et il y encore 2 mois je n’avais jamais développé moi-même une pellicule, ni utilisé de chambre. Si ce n’est peut être un vague souvenir au CM2 d’avoir trifouillé des produits dans des bacs pour un atelier manuel (Ha M. Martin, un grand maître d’école)… Je suis un passionné ou un demi-professionnel amateur autodidacte qui ne se pose pas vraiment cette question ? D’ailleurs il faut se la poser pour faire de la photo ?

- Studio ou lumière du jour ?

Travailler en studio, en tant qu’assistant, m’a permis d’apprendre beaucoup de choses qui aujourd’hui me servent dans mes prises de vue naturelle. Le fait par exemple d’apprendre à tirer parti de la physionomie d’un cadre, lieu, pour reproduire un éclairage plus fantaisiste. Egalement de mieux appréhender des situations où l’éclairage naturel est loin d’être évident. Voire simplement à être tout le temps en mouvement pour percevoir le sujet sous différents angle, lumière, ligne de force. Et surtout à être débrouillard & à me servir de tout ce que l’on a sous la main pour aider, placer, faire tenir… A contrario la lumière est trop artificielle & la préparation parfaite, millimétrée, presque aseptisée, retire tout instinct, toute pulsion que je recherche. Au final, peut m’importe si la lumière & les conditions météorologiques ne se prêtent pas du tout au jeu. Le shoot se veut contraignant, frustrant ? J’ai besoin de ressentir.

- Quel style photo te caractérise le mieux ?

Le reportage ou kaléidoscope de mémoire. Celui qui suscite une émotion, un souvenir mais surtout qui s’accompagne d’une histoire. Mon souci premier est celui de raconter dans mes clichés une histoire où se combinent la poésie, le réalisme et l’aberration criante de la Vie. Un geste impromptu, un regard teinté de mélancolie ou de joie, une posture amusante, une scène émouvante ou un bâtiment vue sous un angle méritent que l’on s’y attarde ! Tenter de saisir ce moment fugitif qui l’instant d’après, car le fil de notre pensée a changé, n’est plus. L’important pour moi est de capturer, de conter une histoire, de photographier. Voila pourquoi j’accompagne, normalement, chacun de mes clichés par une citation, & lorsque je le peux, lors de la diffusion sur internet, d’un morceau de musique à écouter. Cela est parfaitement égoïste, mais il est important à mes yeux de guider le regard d’autrui, au delà de son propre ressenti. La photo est comparable, à mon sens, à la musique & à la littérature/poésie. On ignore par quelle magie, mais lorsque l’on l’entend/relis, une forme de mémoire émotive se déclenche, nous sommes capable de nous souvenir avec une grande précision du lieu, de l’époque, & de la personne que l’on était lors de la première écoute/lecture, & cela engendre un nouvel effet papillon de souvenirs. J’essaye, humblement, d’en faire de même avec mes photos, du moins de partager des fragments d’une vision personnelle.

- Des projets ?

Beaucoup, peut être trop même. J’ai la fâcheuse manie de ne pas valider un projet ou terminer une série, tant que la vision d’ensemble ne me satisfait pas pleinement. De plus je n’ai de cesse de me projeter dans le « et si… » Résultat je m’éparpille. L’exemple parfait est mon site. Il ne présente que 10% de mon travail, les sélections sont loin d’être les meilleures & je ne peux m’empêcher de donner des #1 #2 #3 aux photos car je sais pertinemment qu’il y aura (peut être) une suite…

Je travaille depuis quelques mois, ou années sur 3 séries photographiques bien distinctes les unes des autres. J’espère pouvoir les présenter, au moins 2 en parallèles l’une de l’autre d’ici la fin 2012. Dont une tout particulièrement, car elle touche la maladie, la perception de vie, de mort en sursis. Sujet trouble, mais que je me dois d’aborder vu mon vécu. Une exposition est également en préparation, beaucoup plus gaie celle-ci & devrait voir le jour, sous les lumières tamisées d’un restaurant parisien, en espérant ne pas être la cause de quelques indigestions, ou notes salées. Il y a aussi bien entendu le reportage photo-vidéo autour du jeu & du conte à base d’expériences, d’échanges & d’interactions avec le public, qui lui est terminé dans sa forme brute depuis quelques mois (même si encore cette semaine je rajoutais deux ou trois choses nouvelles), mais qui stagne pourtant un peu. Je pense avoir surestimé mes compétences en matière de post-traitement vidéo, & par conséquent l’apprentissage se fait au fil des idées & bricolage. C’est passionnant, mais forcément le temps est multiplié par… beaucoup. Sans parler bien entendu cette fois ci de la complexité de trouver un lieu adéquat pour le présenter. Après il y a les futurs voyages de prévus qui seront sources de nouvelles photos, d’évasions & sûrement de nouveaux projets également. Il faudrait que j’apprenne à ne plus faire de nouveaux projets tant que mes projets ne sont pas finis. Mais quel ennui s’il en était autrement.

©Vincent Favreau – « Where’s Jack ? »

©Vincent Favreau – « Regrets & Songes »

Je tiens à remercier Vincent d’avoir accepté cette interview et je vous invite à visité son site pour voir son travail photographique en cliquant ici

Allez Vincent, continue à nous raconter de belles histoires et j’espère te croiser au salon de la photo voir peut-être sur la seconde édition du Breizh Photo Camp si je trouve le temps de l’organiser (je ferai en sorte d’en trouver !)

Breizh Photo Camp

11 Comments | This entry was posted on mar 22 2012

Voici un dernier article concernant le Breizh Photo Camp qui aura lieu le week-end prochain. Je vous donne le programme ci-dessous :

- Vendredi 30 mars : arrivée des participants à l’hôtel dans la soirée.

- Samedi 31 Mars : début des festivités aux alentours de 9h00, je passerai tous vous prendre à l’hôtel avec le minibus.

- Petit déjeuner à la maison.

- Langueux et les vieux trains histoire de commencer tranquillement (attention, il sera interdit de monter à bord des locos ou des wagons !)

- Pléneuf pour son petit port et son sentier côtier

- Les Hôpitaux et sa chapelle, son petit port et sûrement le pique-nique qui selon le timing, pourrait aussi être fait à Sable d’Or les Pins.

- Plage des grèves d’en bas vers le Cap Fréhel (prévoir le trépied si vous voulez faire des temps de pose et vos filtre ND au cas où).

- Le Cap Fréhel vu qu’on sera à côté.

- Le fort La Latte en passant par le chemin côtier.

- Retour sur Yffiniac histoire de vous changer et déposer le matos (à part vos cartes et vos iPad).

- Apéro léger à la maison histoire de bien commencer la soirée.

- Resto au Bistro à Moules pour un couscous gaulois

- la grande Battle qui se déroulera au resto histoire de s’amuser !

La Battle, qu’est-ce que c’est ?? Il s’agira d’un petit contest photo basé sur la rapidité. Je m’explique, vous aurez 5 minutes chrono pour choisir sur vos iPad la photo qui vous parait la plus belle, la traiter sous Snapseed et la présenter. Tout le monde jugera la plus réussie, suivi de la seconde, etc… En prime, il y aura même des petits lots à gagner (bon ne vous enflammez pas sur les lots hein !!). Ne vous inquiétez pas, j’ai un lecteur de carte CF et un pour les SD.

- Une fois bien mangé, bien traité et bien rigolé, direction la maison pour l’after puis retour à l’hôtel.

- Dimanche 1er avril : 9h00 environ (selon l’état), petit déjeuner comme la veille histoire de ne pas retourner chez vous le ventre vide !

Voilà,  je crois que je n’ai rien oublié. Il ne reste plus qu’à vous recevoir pour un week-end très sympa !

1 jour 1 photo

2 Comments | This entry was posted on mar 20 2012

Nouveau cliché de danse country mais cette fois en couleur et avec une jeune danseuse.